



Mon flip de nuit est ainsi, comme maintenant et ici,
Il me vole mon sommeil et terrasse mon ennui,
Mon flip de jour est un recours, rempart contre ton discours,
Il argumente de mon régime, et ment sur mon encours.
Le complexe de ma charge, juridiction du nuage,
Part en vrille seulement, à l'écho de ton passage,
Ma parodie de paroles, mon propos, ton bémol,
Degrade sur son chemin, l'armée et sa cariole.
A force de recours, je m'épuise sur la distance,
Cette autoroute entre nous, et ces flots de nuances,
Je ne surnage dans ma vase, qu'à fleur de rochers,
Innovant malgré l'age, vers les vents et marées.
Si je subis ces outrages, et ces humiliations,
Mon quotidien semblable, où les blames sont légion,
Dégradé de ses peines, rescrit de ses joies,
Je contemple vos bohèmes mais m'impose des lois.
Dans les strates inférieures, je diffuse mon signal,
Dérives de mes peurs, infusion du plus mal,
J'en arrive parfois même, à regretter mon nom,
Quitte à ne pas passer pour être, autant vendre mes actions.
Au train où plus je n'ose, au pied de ta statue,
L'ego qui enkylose, et le pain qui est rompu.
Le supplément du dimanche, les extras de la semaine,
Je referme les valves, que le temps, m'enferme,
L'adieu à la science, et la diette culturelle,
Révolutions en silence, émancipé d'une tutelle,
J'abdique à la vanité, je renonce, je m'efforce,
Pour de telles vérités, à surmonter mon écorçe,
Perdu pour perdu, c'est mon flip de la nuit,
Mais déjà la lumière, mon propos se détruit.